Comment notre corps réagit quand on est amoureux

L'amour est un sentiment puissant qui peut témoigner d'un lien fort, d'une affection mutuelle et d'une relation saine entre deux personnes. Bien que l'amour puisse paraître un phénomène nébuleux, être amoureux entraîne des changements concrets dans le cerveau et le corps. En plus de nous procurer bonheur, enthousiasme et confiance, l'amour peut améliorer notre santé, apaiser nos souffrances et renforcer notre confiance en autrui. Nous allons aborder ci-dessous les effets physiques, mentaux et émotionnels de l'amour.

Un excellent moyen de savoir si quelqu'un est attiré par vous est de regarder dans ses yeux et d'observer si ses pupilles se dilatent. Il s'agit d'une action involontaire déclenchée par le système nerveux autonome. L'amour provoque la libération de neurotransmetteurs tels que l'adrénaline, la dopamine et la sérotonine, qui entraînent tous une dilatation des pupilles.

Quand on est attiré par quelqu'un, on a tendance à rougir. C'est une réaction involontaire, déclenchée chez la femme par le système nerveux sympathique. Rougir est associé à la jeunesse et à la fertilité. Cela favorise également la reproduction et l'attirance. C'est peut-être pour cela que les femmes utilisent du fard à joues. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi un bon câlin nous réconforte parfois ? Pendant un câlin, l'hormone ocytocine est libérée. Elle favorise le lien affectif et l'intimité, procurant cette sensation de bien-être.

La phase initiale de coup de foudre et d'intense engouement dure plusieurs mois. La phase suivante se caractérise par une intimité, un engagement et un attachement accrus. Ces changements sont induits par les hormones oxytocine et vasopressine. L'oxytocine nous procure un sentiment de sécurité après la forte poussée initiale de cortisol et le stress lié à l'incertitude et aux risques inhérents au fait de tomber amoureux. La vasopressine, quant à elle, favorise les comportements de vigilance, de territorialité et d'autoprotection.

L'ocytocine et la vasopressine permettent de maintenir un équilibre entre le lien affectif et la protection de l'être aimé et de soi-même. L'ocytocine est souvent qualifiée d'« hormone de l'amour » car elle facilite la formation de liens sociaux. Cependant, de nouvelles recherches sur des modèles animaux suggèrent que l'ocytocine n'est pas indispensable à la formation de couples durables, contrairement à ce que l'on pensait auparavant.

L'activité sexuelle est distincte de l'amour, mais elle renforce l'attachement. Lorsque nous nous touchons, nous embrassons ou avons des relations sexuelles, l'ocytocine et la vasopressine sont libérées, ce qui favorise l'amour et l'engagement au sein du couple.

Après plusieurs années de relation amoureuse, une période de transition survient souvent, passant de l'amour passionné à l'amour complice. Une grande intimité et un engagement profond contribuent à maintenir cet amour. Certaines relations prennent fin à ce stade, faute de passion, tandis que d'autres couples demeurent passionnés pendant des décennies.

Lorsqu'on souffre d'une rupture douloureuse, on ressent une véritable douleur physique. Le cortex cingulaire antérieur, qui régule les émotions, s'active. Cela provoque une stimulation du nerf vague dans la poitrine et l'abdomen. Ainsi, lorsqu'on a le cœur brisé, on le ressent vraiment comme tel. La douleur est intense.

Je me suis toujours demandé ce qui a bien pu passer par la tête des premiers humains lorsqu'ils ont eu l'idée de simplement se toucher les lèvres. Ce n'est pas si étrange, en fait. Aujourd'hui, la théorie la plus répandue est que cela nous permet d'analyser la qualité biologique de notre mélange. Cela permet à nos visages d'être suffisamment proches pour que nous puissions analyser les phéromones de l'autre. Lorsque le corps perçoit une menace, il entre immédiatement en mode combat ou fuite. Il libère alors des hormones, l'adrénaline et le cortisol. Et lors d'un rendez-vous galant, le corps a le trac, ou ce mode combat ou fuite s'active, même s'il est peu probable de rencontrer des menaces physiques. Le rejet et la gêne sont perçus comme des menaces, d'où cette réaction.

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